700 kilomètres de souvenirs

Lundi matin, 7h30 c’est le moment fatidique: celui du retour à la réalité: la ville. Durant les 700 kilomètres de route vers Québec, j’essaie de résumer dans ma tête cette 14e édition du FBMB, difficile.

Évidemment j’aurais aimé que l’événement s’étire encore quelques jours, mais mon corps lui semble plus ou moins d’accord avec l’idée. Je participe à bon nombre de festivals chaque année au Québec et au Nouveau-Brunswick. Au même titre que le Festif de Baie-Saint-Paul, celui de Gaspé à son « petit quelque chose » d’unique.

Au bout de la péninsule, on ne bombarde pas le mélomane de spectacles… on lui offre de découvrir. Sur la rue de la Reine, j’ai redécouvert la famille, la camaraderie et l’esprit rassembleur de la musique. Même aux moments où quelques gouttes tombent du ciel, le temps s’arrête et on ne quitte pas la rue festive.

Give me a break

Cette route sinueuse qu’est la 132 nous menant au bout du monde fait partie de l’expérience. À chaque village on s’approche du but, on découvre, on s’émerveille. Mes quelques discussions avec des artistes présents à l’événement ont toutes eu un point commun. Pour plusieurs, cet arrêt à Gaspé est le point culminant de leur tournée estivale, et pour d’autres c’est un moment de reprendre leur souffle m’explique un musicien.

« À Gaspé, on redécouvre les relations humaines, on est en contact direct avec les spectateurs et on se sentirait mal à l’aise d’aller se cacher dans notre loge (…) c’est un bain de foule où nous sommes nous-mêmes la foule, l’espace d’un moment! »

Pour être franc, j’ai rarement vu autant d’artistes prendre le temps d’aller voir d’autres spectacles et y séjourner quelques jours pour le plaisir. Ici pas question de flâner à l’hôtel, on profite du moment.

Sur la route du retour un chantier de construction; 180 secondes d’attente devant la mer, ce n’est pas assez!