Teke::Teke

La formation a vu le jour en 2018 lors d’un spectacle hommage à Terauchi. Dans le cadre de cet événement, qui ne devait réunir les musiciens qu’un seul soir, les futurs membres de TEKE::TEKE ont interprété des reprises comme Chidori. Le groupe a ensuite rapidement trouvé sa signature originale en ajoutant à ses rangs l’actrice, artiste visuelle et chanteuse Maya Kuroki. La chanson originale Kala Kala nous plonge dans un univers où guitares empreintes de distorsion, flûte, cymbales et trombones appâtent l’auditeur avant de le lancer dans un tourbillon de batterie brutale et de riffs de guitares dédoublés. Et c’est près d’une minute plus tard que Maya entre en scène, derrière ses iconiques lunettes à larges montures, pour nous envoûter de son chant singulier en japonais, sa langue maternelle.

Une certaine cohésion mystique se retrouve partout à travers de leur album Shirushi (“signe des grands changements à venir”), qui a vu le jour en mai 2021 et qui est inspiré par la pratique japonaise de kintsugi, l’art de réparer les pots cassés en recollant les morceaux à l’aide de joints en or, argent ou platine. “Il y a toujours quelque chose de prometteur qui vient après la destruction,” explique Nakauchi-Peletier. “Après vient le renouveau, et nous pouvons recommencer à apprendre.” L’album fusionne ballades classiques japonaises, surf rock, rock psychédélique, pour former une série de chansons qui servent de trame sonore à une saga de films épiques et excentriques. Le groupe incorpore également des instruments traditionnels, et des influences des bandes sonores japonaises des années 60 et 70, tout en donnant l’impression de venir d’un futur lointain.